Catherine Imbert,

pianiste

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Portrait de Catherine Imbert

Pianiste française, d'origine roumaine, Catherine Imbert fut l'élève de grands maîtres à l'École Normale de Musique de Paris, de Magda Tagliaferro, Madeleine Giraudeau­-Basset et Reine Gianoli qui dit d'elle « c'est un pur sang ».

Avec celui qui deviendra son maître à penser, Alberto Neuman, proche d'Arturo Benedetti-Michelangeli, elle approfondit également ses études durant cinq ans.

Puis,elle rencontra à New-York Konrad Wolff, disciple d'Arthur Schnabel, qui écrivit à son propos : « sa sensibilité musicale et son goût, rares de nos jours, sont nourris d'un amour profond et ardent de ce qu'il y a de mieux en musique. Lorsqu'elle joue c'est une des rares occasions aujourd'hui, où l'auditeur entend le cœur du musicien parler ».

Mais c'est justement ce que veut Catherine Imbert : que l'on entende son cœur nous parler, car elle prend le risque de le mettre à nu. C'est ainsi que la magie opère et nous rend sensibles à son talent, à tout ce que sa personnalité a d'exceptionnel. Comment qualifie-t-on une pianiste qui se double d'une historienne, de surcroît diplômée de l'Institut des Langues et Civilisations Orientales, et dont le credo défend la culture humaniste ? D'atypique. Voilà le terme qui résume le mieux cette artiste ; terme qu'elle revendique d'ailleurs, elle dont le parcours n’a pas suivi les filières traditionnelles et dont l'adolescence s'est située hors de la vie. Immobilisée sur un lit d'hôpital, Catherine Imbert a vu le soleil dans sa tête pendant de nombreuses années. Par chance, pianiste accomplie dès l'âge de dix ans, elle a pu survivre à cet exil intérieur, en jouant mentalement de son instrument. Pour sortir du drame, la Roumanie devient la terre espérée. Après sa rencontre avec Valentin Lipatti, frère de Dinu, elle trouve l'énergie nécessaire pour tout reprendre.

Elle dit volontiers que « l'Occident se lève à l'Est ». Spécialisée dam l'histoire des Balkans, elle cherche en effet, en se tournant vers l'orient, des valeurs qu'elle estime disparues de notre monde. Pédagogue généreuse et désintéressée, Catherine Imbert se veut en accord avec elle-même, quoiqu'elle fasse : une production sur France Musique pour faire connaître le compositeur américain Roger Sessions ou la préparation du festival de piano en Périgord «Musique à Saint-Maurice» dont elle fut la fondatrice et présidente.

Atypique, elle l'est encore, avec un répertoire qui inclut dorénavant Astor Piazzolla, et une passion qu'elle voue au pianiste contemporain Grigory Sokolov, un géant de génie et d'humilité, un pur visionnaire, selon elle.

Mais Catherine Imbert ne provoque pas, c'est son talent qui nous lance un défi. Celui de la comprendre, avec ses paradoxes. Elle nous demande beaucoup, elle nous entraîne dans son monde, mais n'est-ce-pas signe d'amour, puisqu'elle fait partie de ces artistes dont il faut se sentir digne.